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Pour le monde de la culture, «le pire, c’est l’autocensure»

Publié par le 5 janvier 2016

Elles sont écrivain, humoriste et philosophe. Au lendemain de l’attentat contre «Charlie Hebdo», elles ont ressenti le besoin de réaffirmer leur liberté d’expression.

Face à la menace, le risque n’est-il pas l’autocensure ? Comment mesurer un éventuel décalage dans les paroles et les écrits né après la fusillade contre Charlie ? Comment, qui plus est, reconnaître le bâillon que l’on se pose à soi-même ? «L’autocensure, c’est la plus discrète des censures, celle qu’il est impossible de mesurer», explique Bernard Joubert, spécialiste de la censure. Selon lui, on sait précisément combien il y a eu de livres interdits en 1955. Mais personne ne pourra jamais chiffrer combien de dessins satiriques sont restés inédits ou dans la tête de leurs auteurs, par peur, en 2015. Ce spécialiste de la bande dessinée n’a d’ailleurs pas remarqué de changement notable dans le secteur. «Ou alors, à l’inverse, on s’est tellement sentis touchés par la mort de dessinateurs qu’il y a eu une marée d’islamistes ridicules, de dieux pleurant la bêtise humaine et, hommage à Wolinski, de burqas avec des gros culs.» Parler de l’autocensure, répète-t-il, c’est un ressenti. De l’intimité indicible : «Des dessinateurs disent que l’autocensure est maintenant ancrée dans leur tête, qu’ils ne pourront plus s’en débarrasser.» D’autres n’ont pas senti le boulet de la censure, mais ont ressenti le besoin de réaffirmer l’importance de la liberté d’expression.

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