A lire

Souffrance au travail dans la culture : vos mots pour le dire

Publié par le 31 janvier 2019

Difficile de mettre des mots sur la souffrance au travail. « C’est peut-être normal, comme situation », « les autres avant moi n’ont rien dit, c’est qu’il ne doit pas y avoir de problème », « n’est-ce pas un peu ma faute, ce qui se passe ? », « quand j’aurai plus d’expérience, ça s’arrangera »… Par culpabilité, par insécurité, par solidarité, par peur de mettre à mal le projet, les travailleurs n’osent souvent pas évoquer leurs problèmes à voix haute. Certains, néanmoins, ont eu le courage de nous écrire. Plusieurs dizaines de vos commentaires et témoignages nous sont parvenus ces derniers jours. Nous les avons lus, et compilés. En voici la synthèse.

Tous les profils sont concernés

Homme ou femme, stagiaire ou cadre, junior ou profil expérimenté : dans la culture, tous sont touchés par la souffrance au travail

Non, la souffrance au travail n’est pas l’apanage des stagiaires, contrats aidés et services civiques évoluant dans de petites associations. Vos témoignages le prouvent : ils émanent d’environnements très divers. Certains d’entre vous travaillent pour de petites associations de quelques salariés, mais d’autres sont salariés de grandes structures sous tutelle de l’Etat ou des régions. Et même fonctionnaires ou contractuels des collectivités territoriales ou du Ministère… Question métier, le problème concerne aussi bien des administrateurs, des chargés de production, des responsables de l’accueil des publics que des profils techniques. On reconnaît dans vos récits des profils très juniors comme d’autres plus expérimentés. Et vous venez aussi bien du spectacle que des musées, de la musique, du livre, du cinéma, de l’audiovisuel…

  • « Je travaille dans un musée dépendant d’une collectivité en tant qu’assistant de conservation »
  • « Administrateur d’une structure culturelle labellisée par l’Etat »
  • « Directeur technique, 30 ans au service du public »
  • « Chargée de projets culturels dans une grande association reconnue nationalement »
  • « Je travaille au ***, Centre Dramatique National […] »
  • « Je suis catégorie B ministère de la Culture mise à disposition d’un établissement public »
  • « J’ai commencé un contrat de chargée de prod au *** [un grand festival d’envergure nationale]»
  • « J’ai exercé le métier de chargée de communication et d’action culturelle pendant près de 5 ans au ***, Centre National des Arts de la Rue »
  • « Poste en production dans les musiques actuelles »
  • « J’étais, pendant 3 ans, chargée de production dans une société d’audiovisuel »
  • « Je travaille dans la fonction publique, dans le domaine des musées »
  • « Après 15 ans d’expérience dans la culture, j’occupe un poste de chargée de communication »
  • « Je travaille dans la culture depuis 20 ans pour une collectivité, où je dirige des équipements culturels »
  • « Je travaille dans le spectacle en tant que technicien depuis 3 ans »
  • « Chargée de communication multimédia pour un Opéra »
  • « Je travaille pour un service culturel dans une collectivité territoriale »
  • « Poste de Chargée de la médiation culturelle, des relations publiques et de l’accueil dans un théâtre »
  • « 15 ans de bons et loyaux services à la culture dans une scène conventionnée »
  • « Responsable des relations publiques »
  • « Je suis fonctionnaire, je travaille en bibliothèque »
  • «  J’ai été salariée pendant 26 ans dans les centres chorégraphiques »
  • «  Je suis fonctionnaire, je travaillais pour le musée d’une collectivité territoriale »
  • « Stagiaire, dans le service culturel d’une ville »
  • « Prof d’arts plastiques dans une mairie, depuis 17 ans »
  • « 20 ans passés au service des scènes théâtrales »
  • « Poste que j’ai occupé 10 ans, en CDI, en tant qu’administratrice »
  • « Je suis diplômée d’un M2 et j’ai commencé en service civique »
  • « Un poste à l’intitulé accrocheur, dans une grande maison d’opéra de province »

La passion comme point commun

La passion pour les métiers culturels est mise à mal dans le cas de souffrance au travail

Beaucoup de vos témoignages commencent par l’évocation de la passion qui vous a menée vers ces métiers. On lit entre vos lignes un élan irrésistible pour la culture, la défense des arts. Mais on distingue aussi en filigrane, dans votre manière de rappeler que la flamme de la culture brûle encore – au moins un peu – dans votre cœur, le besoin de vous justifier. Non, vous n’êtes pas un traître à la cause en dénonçant la situation que vous vivez. Non vous ne souhaitez pas saborder votre projet ni abandonner toute notion de bien commun.

  • « Mon métier est une passion née dans l’enfance et j’ai eu effectivement la chance de trouver un poste dans un établissement, dont la thématique correspond en outre à ma spécialité »
  • « J’adore ce métier, ce milieu, je pense que nous avons un vrai rôle dans la société à faire rêver les gens, les faire réfléchir, et tout simplement se rencontrer »
  • « Un beau projet aux valeurs humanistes »
  • « J’adore réaliser, c’était mon rêve de gosse »
  • « Je suis arrivée sur un poste qui sur le papier était super ! Autonome, à construire et défendant de superbes idées »
  • « J’ai rencontré des gens formidables, plein d’imagination, des âmes d’enfants qui se battent pour le rester… »
  • « Ce milieu m’a fait tant rêver, de l’âge où j’étais jeune spectatrice assidue jusqu’au jour heureux où j’ai réalisé que je pouvais en faire mon métier »
  • « Ce sont des métiers qu’on fait par passion »
  • « J’avais des convictions et des valeurs fortes concernant mon travail. J’avais le sentiment de contribuer au bien commun »

Des situations graves où les recours semblent inexistants

Dans beaucoup de cas de souffrance au travail du secteur culturel, les salariés n'ont aucun recours

Les situations que vous vivez sont diverses : non-respect de la sphère privée, surcharge de travail, sous-effectifs, non-paiement des heures supplémentaires, missions ne correspondant pas à la fiche de poste, humiliations, dénigrement, harcèlement moral ou sexuel… Et au-delà des faits que vous évoquez, c’est l’absence de réaction de la part des RH, du management ou des tutelles que vous dénoncez. Pour beaucoup, circonstance aggravante aux faits, vous n’obtenez pas le soutien que vous espérez de la part de vos responsables.

  • « Pendant plus de 7 ans, je me suis donné sans compter pour ma structure, démultipliant les heures de travail, assumant parfois jusqu’à 3 postes simultanément pour faire face à la surcharge de travail, au manque d’effectifs et aux arrêts maladies de mes collègues pour cause de surcharge de travail, non-respect des fiches de postes ou du niveau de responsabilité par rapport aux contrats de travail »
  • « Pas de recrutement par manque de budget, j’ai travaillé pendant une année sans que mon ancienne collègue ne soit remplacée mais en ayant une activité exponentielle. J’ai fini par devoir me mettre en arrêt maladie au mois de juin, débordée de travail et totalement ignorée par mon directeur »
  • « Le chef op n’a pas arrêté de faire des sous-entendus sur mes compétences et mon physique, décrédibilisant totalement mon travail, ma légitimité, mon autorité, ma fonction »
  • « Le chorégraphe dit à une danseuse qu’elle est trop grosse, que son travail est nul, qu’on dirait un éléphant… Tout ça pendant qu’une autre des danseuses allait se faire vomir dans les toilettes »
  • « Un collègue m’a dit un soir de spectacle que si j’avais eu cette évolution de poste c’est que j’avais dû « sucer ». J’en ai parlé à ma direction mais j’ai eu droit à un « c’est rien » »
  • « Blagues misogynes ou racistes… J’entendais des collègues se faire humilier dans mon dos par le patron »
  • « Je viens d’être licenciée après 21 ans au CCN de *** pour inaptitude au poste suite à un burn-out »
  • « En 15 ans, je n’ai jamais compté mes heures, ni les week-ends consacrés à des visites VIP ou divers événements. Il y a deux ans, j’ai connu un burn-out qui s’est soldé par plusieurs mois d’arrêt de travail. Je n’ai trouvé dans ma hiérarchie que de l’incompréhension, voire de la culpabilisation »
  • « Exposée à une surcharge de travail très intense, en sous-effectif pour mes missions, je me suis retrouvée obligée de dépasser les horaires et de travailler à la maison. Le volume et la masse de travail étaient surdimensionnés pour un seul poste »
  • « Au-delà des contraintes propres au métiers, nous sommes totalement méprisés par nos dirigeants (des élus) et notre administration qui ferme allègrement les yeux sur les règles de sécurité et les temps de travail »
  • « J’ai été harcelé à mon travail et un collègue a même frappé mon fils et c’est moi qui ai été convoqué par la direction parce que j’ai porté plainte »
  • « Impossible de ne pas décrocher son téléphone le soir ou à 7h du matin. Impossible de réussir à faire reconnaître quelques heures supplémentaires ou que venir en plus des 5 jours de la semaine est du temps supplémentaire, et pas « mon bon plaisir » »
  • « J’ai pris des mains aux fesses par des producteurs sous le nez de mes chefs qui rigolaient, ça c’est la pire chose »
  • « Nous salariés étions sensés donner notre maximum avec des conditions de travail souvent fatigantes (travail de nuit par exemple), une pression constante (aucun droit à l’erreur), payés à peine plus que le SMIC, dénigrés constamment auprès du CA avec qui nous n’étions pas autorisés à échanger »
  • « Concernant les conditions de travail, il m’arrive d’enchaîner parfois deux ou trois semaines de travail sans aucun congé, et sans récupération des heures car cela n’est pas compris dans la convention collective de ma collectivité…. Quand j’ai voulu aller voir les syndicats pour régulariser cette situation, je me suis fait menacer de me faire licencier car je suis contractuelle »
  • « J’ai subi des situations difficiles qui s’apparentaient à du harcèlement sexuel. Lorsque nous avons essayé de nous faire entendre, il nous a été dit que « si nous n’étions pas contentes, il y avait la porte et que derrière, il y avait pleins de gens qui étaient prêt à travailler pour bien moins que nous » »
  • « Lors de la 1ère réunion mensuelle entre la direction et la représentante du personnel, mon directeur m’a hurlé dessus : « si des salariés ne sont pas contents, qu’ils partent« , « si des salariés veulent que le droit du travail soit appliqué à la lettre, qu’ils aillent bosser à la sécu », « faîtes gaffe à ce que vous faites » »
  • « J’ai subi le harcèlement moral de deux administratrices qui m’appelaient à 22h et même à minuit le WE ! Quand j’ai décidé de dire stop j’ai reçu des sms et des mails haineux pendant des semaines »
  • « J’ai dénoncé a mon directeur un harcèlement moral dont j’étais la sixième victime en 2 ans. Après de nombreuses discussions, Le responsable du harcèlement est finalement revenu à son poste. Et j’ai à nouveau été victime de cette même personne. J’ai à nouveau dénoncé ce comportement car je n’en pouvais plus. On m’a alors proposé une rupture conventionnelle. Je l’ai refusée. Il y a 3 jours j’ai reçu une convocation pour un entretien préalable au licenciement pour faute grave »
  • « Pour un service civique dans une SMAC, le jour de mon arrivée, je me suis vu expliquer que “pour les heures qui dépasseraient les 25 heures prévues dans mon contrat d’engagement, je serais sous le “régime” du bénévolat. Je me suis retrouvée à travailler 70 heures, 80, peut-être plus, par semaine »
  • « Les horaires étaient systématiquement dépassés, nous sortions après 23h30 chaque soir. Sauf que le lendemain la technique commençait à 8h. Il fallait conduire pendant 20 minutes en rase campagne pour rejoindre les hébergements, c’était dangereux au bout de 3 semaines à ce rythme. Lorsque j’ai évoqué cela, on m’a fait comprendre que « c’est la créa, c’est normal » avec une culpabilisation sur le fait que j’ai osé me plaindre »
  • «  La DRH était au courant mais me disait d’attendre. J’en ai parlé à des représentants des tutelles qui ont écouté sans pour autant réagir… Comme si c’était « normal » ou pas grave. Je précise que d’autres collègues ont quitté ou sont sur le point de quitter cette maison pour les mêmes raisons »
  • « Avec 7 ans d’ancienneté, je suis passée à mi temps à 720 €/ mois. Mais très vite, j’ai constaté que sans moi, disponible nuit et jour, rien ne tournait rond. Je faisais absolument tout : la comm, la technique, les RDV pros, les projets et sorties pédagogiques, les accueils, la prod, le graphisme, les éditions etc… En plus de tout le travail d’administration. J’ai eu beau alerter nos partenaires et mettre ma démission sur la table, j’ai eu des paroles, mais jamais d’actes, malgré leur discours sur mon professionnalisme et mes compétences »
  • « Je suis arrivée après la fusion de 2 établissements. Les équipes étaient en souffrance, je n’arrivais pas à les motiver. J’ai demandé l’intervention d’un cabinet extérieur, ou une formation pour arriver à gérer la situation. La direction m’a refusé les deux, et on m’a fait comprendre qu’il serait plus sage d’aller chercher du travail ailleurs. J’ai compris qu’il s’était passé la même chose avec mon prédécesseur, qui était parti en dépression avec des envies suicidaires »

Un impact personnel sur la santé mentale et physique

Risques psychosociaux (RPS) dans la culture : un impact sur la santé physique et mentale des salariés

Comment résister mentalement face à des abus répétés ? Quand le manque de sommeil pèse, quand on ne parvient plus à « déconnecter », quand des périodes prolongées de travail ont grignoté peu à peu la vie privée et plongé les individus dans l’isolement, comment, même, résister physiquement ? Vous êtes nombreux à évoquer les impacts de ces situations sur votre mental et votre corps.

  • « Je me suis enfermée chez moi durant des mois entiers, j’ai coupé avec mon milieu et à force de remise en question je me suis dit que ce métier n’était pas fait pour moi »
  • « On finit par se poser des questions quant soi-même on en arrive là… Commencer à penser qu’on n’est pas normal, ou fou »
  • « Chaque discussion devient une épreuve qui te fait douter de tout… de toi, de tes capacités, de ta personnalité… »
  • « Petit à petit, je me suis sentie incompétente, nulle, inutile »
  • « Je me suis effondrée. J’ai sombré. Je me suis ramassée. Diagnostic : burn out »
  • « Je tiens 7 mois dans cet enfer jusqu’à ce que, drainée, mon corps craque pour moi et m’encourage, après une semaine de pleurs quasi continus, à demander une rupture du contrat »
  • « Ce matin là, j’ai craqué : impossible de me lever, je ne pouvais plus bouger. Par chance, mes amis étaient présents et m’ont emmenée chez mon médecin qui m’a arrêtée de suite pour 4 semaines : burn out »
  • « J’ai développé un syndrome de dyspnée qui m’oblige aujourd’hui à faire de la rééducation respiratoire pour réapprendre à respirer »
  • « Je suis dans une réelle détresse psychologique, je ne peux même pas consulter la médecine de travail car mon établissement n’a pas réglé la cotisation »
  • « Blessures de fatigue, syndrome d’épuisement professionnel »
  • « J’ai failli sombrer dans une dépression, perdant tous mes moyens et ne sachant plus si j’étais quelqu’un de valeur ou un bon à rien »
  • « Jour après jour, je me suis tordue pour supporter les contraintes et pressions de plus en plus fortes. De plus en plus stressée, épuisée, éreintée. L’estime de soi s’envole progressivement et irrémédiablement. C’est une profonde et vraie crise d’identité qui résulte de ce punching-ball professionnel »
  • « Cette expérience m’a fait arrêter le travail pendant 1 an tellement j’ai eu du mal à m’en remettre »
  • « J’ai commencé à avoir l’estomac complètement noué, malade tous les matins, j’ai perdu 10kg. J’y ai laissé ma motivation, ma santé, ma fierté et ma dignité »
  • « Pendant un an, j’ai commencé à pleurer de plus en plus régulièrement, à tomber malade, à devenir aigrie. Les derniers mois, j’ai fait une dépression »
  • « 3 d’entre nous ont craqué physiquement, des malaises, de l’hypertension »
  • « C’est aussi une souffrance dont j’aurais du mal à parler en ce moment. Je suis arrêtée depuis presque 3 mois. Mon médecin a demandé un second congé longue maladie »
  • « Stress chronique, surmenage, irritabilité, épuisement, troubles du sommeil (insomnies et nuits blanches), palpitations, douleurs dans tout le corps, sensation de tête qui va exploser, pleurs, angoisses, idées noires »
  • « Je suis si fatiguée que je ne parviens pas à guérir d’un rhume et la violente toux qui ne me quitte plus depuis des semaines finit par me fêler une côte (véridique, ça arrive!) »
  • « 11 mois de larmes, de sport acharné pour essayer de relancer une machine fatiguée alors que je n’ai pas la trentaine »
  • « J’ai vécu un burn-out qui m’a amené à cultiver des pensée suicidaires »

Un impact négatif sur la structure elle-même

Souffrance au travail et risques psycho-sociaux (RPS) dans la culture : un impact négatif pour les structures

Certains d’entre vous l’ont bien noté : ces situations personnelles, parfois le fait d’un seul manager ou responsable, portent atteinte également au bon fonctionnement des projets. Ce n’est pas que du bien-être du salarié qu’il est question, c’est parfois même de la pérennité d’une structure qu’il s’agit. Quand la situation perdure, ou qu’elle affecte une ressource-clef, ou encore qu’elle se répète d’un salarié à l’autre, les conséquences peuvent être désastreuses. Quand les équipes surmenées perdent en efficacité, les retards s’accumulent, les projets échouent, les subventions s’étiolent. Quand les salariés démissionnent et que le turnover augmente, les responsables passent leur temps en recrutement et à tenter d’amener les nouvelles recrues au niveau de compétence de ceux qui sont partis. Et quand les abus sont caractérisés, gare aux Prud’hommes…

  • « Dégradation de la qualité de l’accueil des publics »
  • « Turn over incessant »
  • « Multiplication des arrêts-maladie »
  • « 18 arrêts maladie liés au stress, aux angoisses, à la fatigue, à l’épuisement »
  • « Départ d’au moins 4 agents chevronnés, ce qui a eu pour effet immédiat, d’affaiblir considérablement et durablement le service »
  • « 2017 : 6 burn out… 6 départs »
  • « Une procédure aux prud’hommes est en cours »
  • «  Je suis au moins la 6ème victime de son comportement en 2 ans. Il y a 3 personnes qui vont au prud’homme, le jugement sera rendu en février prochain. Une autre salariée est en arrêt de travail depuis un an. »
  • « Tous, régisseur, administrateur, comptable, ont quitté à tour de rôle la structure pour des raisons humaines »
  • « Mouvement de grève »

Un dossier attendu

Souffrance au travail dans la culture : un dossier attendu

Le dossier, paru il y a quelques jours, semble avoir révélé un véritable malaise sous-jacent. Vous avez été nombreux à nous dire combien sa lecture vous a été utile, ne serait-ce que pour réaliser que vous n’êtes pas seul, et que vous êtes peut-être victime d’un problème général dans le secteur. Merci à tous pour vos retours, et pour votre soutien !

  • « Bonjour, j’ai été ravie de lire votre dossier sur ce sujet, ravie et en même temps perturbée. Mon cœur bat la chamade »
  • « Merci encore pour ce dossier, je pense qu’il va soulager d’une certaine manière beaucoup de salariés culturels ! »
  • « Merci, merci, enfin ! Pour votre dossier, qui dévoile une maladie générale affectant ce secteur depuis bien trop d’années »
  • « J’ai lu avec beaucoup d’intérêt votre article sur la souffrance au travail dans les métiers de la culture. Je me reconnais à chaque témoignage »
  • « Il fait tellement écho à ma situation »
  • « Merci de mettre en lumière la souffrance des employés du secteur culturel. Merci d’avoir écrit cet article car je me sens moins seule »
  • « Votre article est très juste, et merci d’enfin mettre un peu de lumière sur ce sujet »
  • « Bonjour et merci pour cette étude ! Cela fait du bien de voir que nous ne sommes pas seuls »
  • « Merci encore de lire nos témoignages. C’est libérateur »
  • « Je vous remercie d’ouvrir ces témoignages. J’ai longtemps cru que je n’avais pas le droit d’en parler… »
  • « Merci pour ce dossier qui, je l’espère, lèvera le voile sur le tabou que représente en effet la souffrance au travail dans le secteur culturel »
  • « Je suis presque rassuré de voir que je ne suis pas un cas isolé. Même si on entend tout le temps parler de ces agissements autour de soi, cela déculpabilise de le voir écrit »

Vous avez été victime de harcèlement, de discrimination ? Vous avez la charge d’un établissement et vous avez mis en place des mesures pour lutter contre la souffrance au travail ? Vous souhaitez apporter un témoignage sur le sujet ? Cultureveille vous propose de laisser votre témoignage via un serveur sécurisé qui s’assurera que la communication reste bien anonyme. Vous pouvez laisser vos témoignages sur la souffrance au travail ici. Si vous souhaitez néanmoins être recontacté, laissez-nous votre adresse email.

Camille Alcover

A propos de Camille Alcover

Comment concilier exigence artistique et envie de rendre l'art accessible ? Amatrice d'art, c'est surtout avec ses yeux de spécialiste de la stratégie, du marketing et des marques que Camille promène son regard impertinent sur le monde de la Culture, pour trouver des solutions à ces questions très actuelles. camille@cultureveille.fr

2 Comments

  1. SERGE REMY

    31 janvier 2019 at 13:59

    Bonjour à vous,

    Super travail. Merci
    Y a-t-il un document de l’enquête sous format PDF? Merci.
    Bonne journée.

  2. Romain DELIVE

    5 février 2019 at 19:59

    Une seule solution : devenir membre d’un syndicat. C’est comme cela que cela commence. Ne pas se syndiquer, ce n’est pas être neutre, c’est laisser les conditions de salaires et de travail se dégrader. Pas une association, un Syndicat, c’est le code du travail qui l’exige.

Faire un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *